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Romans soutient José Bové
21 mars 2007

Financement de la campagne

Urgence de nous alterorganiser pour les législatives

                                                                                           

Depuis les loi de 88 (voir le texte) et de 90 (voir le texte), le financement des partis est devenu PUBLIC. C’est l’argent des français-es qui est distribué aux partis politiques.

L’état a fait voter en 2002 un montant de 80 millions d’€ que se partagent chaque année les partis politiques comme suit (voir le détail) : UMP 31 Millions d’€, PS 20 M d’€, UDF 4,2 M d’€, FN 4,5 M d’€, PCF 3,7 M d’€, Verts 2 M d’€, LCR 525 000 €, LO 495 000 €, MRC 470 000 €, CPNT 644 000 €, etc. (ces chiffres sont réexaminés tous les ans à la hausse). Les partis qui veulent institutionnaliser le bipartisme captent plus de 70 % du financement public chaque année.

Par comparaison, l’une des grandes difficultés de notre campagne électorale citoyenne (liliputienne), c’est l’immense faiblesse de ses moyens : 171 000 € de dépenses à ce jour (en réalité plus de 500 000 €, mais la plupart d’entre nous ne se font pas rembourser leurs frais, de déplacement par exemple, puisqu’il n’y a pas d’argent, ce qui représente un gros effort pour beaucoup de militants bénévoles endettés) ; 57 680 € de recettes seulement (là aussi un effort généreux de nos souscripteurs souvent modestes).

57 680 €, c’est 10% de ce que reçoit chaque année la LCR de l’état, 2% de ce que reçoit le PCF et 0,3% de ce que reçoit le PS !

Une fois de plus, nous sommes bien dans un système politique qui favorise à tous les niveaux les appareils. Ces derniers fonctionnent comme des filtres à l’égard du rapport entre les citoyens et les institutions politiques, d’autant plus qu’ils sont le plus souvent peu démocratiques. La prééminence des partis permet aux lobbies politico-financiers de contenir toute irruption citoyenne dans les urnes (d’autant plus si elle provient de milieux modestes, comme les banlieues par exemple). Tel est l’un des principaux obstacles à notre insurrection électorale.

En quittant la dynamique unitaire, les directions du PCF et de la LCR ont non seulement affaibli politiquement notre projet de candidature collective, mais aussi financièrement. Les appareils sont partis avec la caisse. Certes, cette caisse est la leur, mais aussi celle de membres du PCF et de la LCR restés avec nous dans la démarche unitaire.

Nous ne sommes cependant pas obligés de nous organiser en parti pour bénéficier de cette manne cruciale. Une structuration nationale administrative peut suffire. Cela nous permettrait de rester fidèle à notre principe d’alterorganisation politique, prolongeant l’irruption des citoyen-ne-s alterorganisé-e-s dans la campagne électorale (et non inorganisé-e-s).

Pour bénéficier de ce financement, une voix d’électeur rapporte 1,66 €, à partir de 1% de suffrages sur 50 circonscriptions sur le territoire de métropole.

Cela veut dire que si nos collectifs et comités présentaient dans l’hexagone suffisamment de candidat-e-s (au moins deux par département) et obtenaient deux millions de voix, nous pourrions nous financer en captant 3,3 M d’€ pour pérenniser nos luttes et la transformation sociopolitique que nous appelons de nos voeux. Il est donc urgent de nous alterorganiser pour les législatives et de continuer à changer la politique pour changer la vie.

Bruno MALVEZIN (Bouches du Rhône) et Yannis YOULOUNTAS (Tarn)

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