Romans soutient José Bové

Le blog du collectif de soutien à la candidature de José Bové pour la présidentielle de 2007

02 avril 2007

Compte rendu du week end

Compte_rendu_WE

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Proposition sur l'urgence environnemantale

propositions_sur_urgence_environneme

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31 mars 2007

José à Grenoble le 31

Bonjour à toutes et tous,

 

La coordination des collectifs antilibéraux "unis avec Bové" de l'Isère organise

une rencontre avec José Bové à Grenoble le 31 mars

 

La journée sera organisée autour de deux temps forts : dans les quartiers populaires dans l'apr ès midi et discussion publique le soir :

14h et 18h à la Villeneuve et au Village Olympique pour des rencontres avec la population sur l'ensemble des thèmes qui les  préoccupent. Des cahiers de doléance et des panneaux d’exigence circulent déjà dans différents quartiers populaires de Grenoble et de sa périphérie afin de permettre une expression libre de tous.

 

20h à la halle Clemenceau (ancienne patinoire) pour un meeting/discussion publique :

La Discussion politique  se fera dans un cadre alter et festif.

La soirée sera ponctuée par l’intervention de slammeurs et slammeuses bénévoles reprenant les thèmes des cahiers de doléance, la restauration est assurée par des producteurs locaux.

 

Seront présents J. Bové et des Portes paroles (Claire Villiers, Ommaya Seddik (Mouvement Immigration Banlieue), Yves Salesse ( Fondation Copernic).

 

Nous vous invitons à  participer, à faire suivre l’information, à apporter votre aide à l’organisation (qui est très lourde !) ou tout simplement à venir samedi 31 mars pour échanger et passer un bon moment.

 

Contacts u niquement pour la journée du 31 mars 06 69 33 61 70 ou mail bove31mars@free.fr

 

Et n’hésitez pas à visiter le site Isérois www.unisavecbove38.ouvaton.org

 

Toutes les informations dont vous avez besoin sont dedans (enfin on espère !) puis vous pouvez également apporter votre contribution, vos réflexions…

 

Pour d'autres informations :

Mail to : unisavecbove@isere.listes.vox.coop

 

 

A très bientôt

Pour la coordination iséroise

Myriam Zerkaoui

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30 mars 2007

Compte-rendu de la réunion du 29 mars

Compte-rendu de la réunion du jeudi 29 Mars

 

.    Concernant le meeting du 05 avril à Valence :

  • Le comité de Romans s'occupera de la buvette et du buffet. Il n'est prévu que des produits bio : jus de pomme, vin, café (bio!) et des tartines avec rôti de boeuf ou de porc ou fromage... Nous devons apporter tout le nécessaire pour découper tout cela. Nous tiendrons aussi la caisse chacun doit apporter 20 euros en pièces de monnaies.Ceux qui peuvent être présents à 16h30 sont les bienvenus.Ceux qui peuvent venir plus tard sont aussi les bienvenus car on va en profiter pour faire le planning pour le collage des affiches électorales, la réunion du jeudi soir à Romans étant bien entendu supprimée.Un covoiturage est prévu depuis Romans au rond-point du Pont neuf où se trouve le point de ramassage de l'auto stop participatif à 16H. Pour plus d'info sur le déroulement de la soirée voir le courriel de Françoise Maquin que tout le monde a du recevoir hier 29 03, sinon site unisavecbove Drôme en lien sur notre blog.  Une dernière réunion pour la préparation de la soirée est prévue à Valence maison des sociétés mercredi soir à 20h Christophe va essayer d'y aller si quelqu'un veut l'accompagner, le contacter voir toujours liste des n° de tél ou liste internet

  • Lundi après midi Gilles Michel et Pierre vont aller coller des affichettes pour annoncer le meeting.Une distribution de tracts où est annoncé le meeting est prévu sur le marché de la Monnaie samedi matin et dimanche matin à Romans. D'ailleurs il est fait appel aux bonnes volontés pour le samedi matin à la Monnaie Marie-France est seule(voir liste de n° de tél qu 'elle a envoyé par courriel aujourd'hui)..Nous remercions au passage Stephane pour avoir fait les tirages des affichettes et tracts.

 

Concernant la réunion du samedi 31 mars des collectifs unitaires de la Drôme en vue des législatives à Montélimar.La réunion se tiendra à 14h30 à la maison des sociétés rue monnaie vielle dans le centre de Montélimar. Des accords sont possibles dans plusieurs circonscriptions.Y seront présents les communistes et LCR unitaires et les comités Bové. Sur la 4° circonscription Le PC présente un candidat PC. La Lcr nous propose de faire candidature commune avec un « Bovétiste » (çà serait bien de finir par se trouver un nom !). Nous avons accepté le principe. Reste à rencontrer le candidat potentiel qu'ils nous proposent et à se pencher mieux sur leur programme et d'ailleurs sur le nôtre aussi !. Mais il nous semble important de poser les bases d'une union à gauche de la gauche, c'est l'aventure dans laquelle nous avons décidé de nous lancer, il me semble. Annie pourrait être porteuse de notre volonté d'Union. Christophe et Annie vont à Montélimar samedi 31 mars si d'autres amateurs veulent aller avec eux c'est avec plaisir qu'ils les emmèneront, ce serait même bien d'être plus nombreux..

 

  • Concernant la réunion des collectifs  J Bové du département de la Drôme elle se tiendra à Aouste-sur-sye dimanche 01 avril à 14h dans la petite salle à côté de la salle des fêtes et ce n'est pas un poisson d'Avril comme celui de Hulot qui arrivera en hélicoptère au Trocadéro pour sensibiliser à l'urgence environnementale, et où les gens pourront d'ailleurs gagnés pleins de produits Ushuaïa sponsorisés par TF1. Christophe et Annie iront, au risque de me répéter si d'autres veulent venir ils sont les bienvenus voir plus. Aouste est un très joli village que l'on peut découvrir après ou avant la réunion qui dure de 14 h à 17h.

Pour conclure les réjouissances de cette fin de semaine chargée José Bové accompagné de Yves Salesse...est à Grenoble demain samedi 31 mars à partir de 14h et le soir, voire les infos plus précises sur notre blog. Christophe et Annie.....non c'est une blague ils n'iront pas.

 Donc tout le monde l'a bien compris la réunion de jeudi prochain se tiendra à la buvette du    meeting à Valence......alors à jeudi.

 

Le comité romanais de soutien à José Bové.

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27 mars 2007

Rejoignez-nous

LE COMITE ROMANAIS DE SOUTIEN A LA CANDIDATURE COLLECTIVE DE  JOSE  BOVE se réjouit qu'il figure parmi les candidats à l'election présidentielle, malgré le diktat des grands partis qui ont interdit à leurs élus de donner leurs signatures. Nous remercions d'ailleurs tous les élus responsables  qui nous permettent d'être entendu dans cette campagne électorale.
Nous convions d'ailleurs l'ensemble des citoyens à venir à un meeting festif à Valence le 05 avril à 18h à la Maison des syndicats 17, rue G. Bizet.Trois des porte-paroles de J. Bové seront présents ainsi que de nombreux citoyens engagés dans cette campagne.

Nous appelons tous les citoyens qui partagent l'utopie de vivre mieux ici et maintenant à nous rejoindre afin de faire entendre notre voix dans la campagne de marketing politique que vont nous assénés les grands partis relayés par les grands médias à leur solde.

C'est le début d'une grande aventure, celle de citoyennes et de citoyens qui veulent s'attaquer aux causes réelles du malaise social qui ravage notre pays.

Nous voulons une révolution sociale pour imposer une autre répartition des richesses entre ceux qui peinent et ceux qui se goinfrent. En 1982 la part des salaires dans le PIB ( en gros la mesure de la  richesse du pays) était de 79%, elle est aujourd'hui de 67%. Tous les ans cela représente une perte de  165 milliards d'euros pour les salariés, au profit des actionnaires.

Nous voulons une révolution démocratique pour imposer une autre répartition des pouvoirs entre les citoyens et les assemblées. En effet combien de chômeurs, d'ouvriers, d'immigrés, de femmes dans les assemblées qui sont censées nous représenter ? 0,4% d'ouvriers 1,8% d'employés12,3% de femmes et aucun élu d'origine étrangère non européenne à l'Assemblée Nationale

Nous voulons une révolution écologique pour imposer un autre arbitrage entre la croissance incontrôlée et la préservation de la planète. La croissance  augmente le nombre de pauvres et transforme la Terre en poubelle, est-ce un progrès pour l'humanité ?

Cette injustice est partagée par de nombreux citoyens européens, c'est pourquoi nous avons dit non en 2005 à l'Europe de l'argent dont on vient de fêter les 50 ans. Elle n'est pas inéluctable, nous avons un programme à faire connaître, un autre modèle de société à proposer.

Venez en discuter avec nous tous les jeudis soirs au Centre social St Nicolas, 14 place du Châpitre à Romans, à 18h30 ou venez nous rencontrer sur les marchés de Romans.

Consultez notre blog : romanspourbove.canalblog

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23 mars 2007

Compte-rendu de la réunion du 22 mars

Compte rendu de la réunion du 22 mars

Présents 11 excusés 7

Nous nous sommes réjouit de l'obtention des 504 signatures de J Bové et avons présenté la 505° que nous avons ici et qui n'a pas pu être acheminée en TGV vendredi pour cause de décision tardive de l'élu.Prise de contact dès demain avec le collectif de Valence pour récupérer les affiches de la campagne présidentielle. Tentative de définition du périmètre dont on se chargera pour l'affichage. Drôme Nord. On va essayer de coller dans le plus de communes possibles, y compris dans le Royans au moins la semaine des élections et celle du 09 10. Nous allons nous renseigner pour savoir quel jour se termine la campagne et quand les panneaux d'affichages seront installés par les mairies.La semaine prochaine en fonction du nombre d'affiches à notre disposition nous plannifierons les équipes de collage. Nous allons imprimer des affichettes pour le meeting du 5 avril à Valence et irons les coller. Distribution de tracts sur le marché de la Monnaie le samedi 14 avril et sur celui du centre de  Romans le dimanche 15 avril.Organisation d'un meeting à Romans ou Bourg-de-péage pour informer les électeurs. Dans quelle salle où quel lieu peut-on le faire car nous n'avons pas d'argent pour louer une salle.Pourquoi ne pas organiser un bal ou ....avec des prises de paroles??? Que fait-on pour les législatives? Dans des circonscriptions de la Drôme des candidatures collectives semblent se dessiner, çà ne paraît pas être possible pour la 4° à laquelle appartient Romans. Il faudrait absolument retravailler sur le programme des 125 propositions. Quelles propositions mettre en avant, lesquelles sont discutables et comment ?

Rédaction d'un article pour l'Impartial demandant aux citoyens se sentant concernés de nous rejoindre et annonçant le meeting de Valence.

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José Bové répond à Politis

Nos trois révolutions par José Bové (Politis)


José Bové : « Mes trois révolutions »

PAR Claude-Marie Vadrot jeudi 22 mars 2007

Quelques minutes après l’annonce de la validation de sa candidature, José Bové nous a confié ses projets pour une campagne de rencontres qui démarre ce jeudi à Besançon.

Alors ? Content ?

José Bové : Oui, épuisé, mais je suis heureux. Nous y sommes arrivés grâce à l’acharnement des militants. De peu, puisque nous avons eu 503 parrainages validés, mais ceux qui m’entourent n’ont jamais renoncé, ils y ont cru jusqu’au dernier moment. En un mois et demi, ils ont réussi à faire ce que d’autres ont difficilement réalisé en plusieurs mois. C’est l’indice certain d’une mobilisation qui n’a rien à voir avec celle des autres partis. Merci à eux et merci à tous les élus qui nous ont fait confiance, à ces élus qui ont refusé le verrouillage de la démocratie. Je crois que beaucoup de gens sont satisfaits de constater que, pour la première fois, un syndicaliste se présente à la présidentielle.

Meeting à Saint-Denis, le 21 février. Photo Michel Soudais

Il y a eu des obstacles ?

Ils ont été nombreux, et je dois dire que j’en veux à tous les partis constitués, à commencer par les partis de gauche ; ils se sont ligués pour nous interdire l’accès au véritable débat démocratique. Ils se sont littéralement acharnés contre nous. J’en veux également à Dominique Voynet, qui a exercé des pressions sur des élus alors qu’elle savait parfaitement qu’elle avait très largement réuni le nombre de parrainages nécessaire. Il fallait couper la route à Bové, et surtout à ceux qu’il réunit, ce n’est pas très digne, c’est même indigne.

Vous êtes prêts ?

Nous avons choisi d’être optimistes, donc nous nous sommes organisés pour démarrer tout de suite. Les lieux des meetings sont définis, on nous réclame partout, nous allons nous lancer dans un véritable tour de France de la révolution démocratique. Nous allons tenter d’organiser une insurrection dans les urnes.

Et les sondages ?

Nous avons même été boycottés par les organismes de sondages. Nous avons des exemples, des témoignages de gens interrogés qui racontent que, lorsque leur choix s’arrêtait sur la case Bové, on leur expliquait que je n’aurais pas les parrainages et que leur réponse allait être considérée comme « ne se prononce pas ». Maintenant, la donne est changée, et, même dans les sondages, il va falloir compter avec nous. C’en est fini de nous ranger dans les « etc ».

Qu’est-ce qui a changé en quelques semaines ?

L’intérêt est devenu de l’enthousiasme, je l’ai constaté partout, aussi bien dans le sud de la France qu’à Nanterre ou à l’université de Paris-VIII, où j’ai parlé deux heures devant un amphithéâtre comble. Cet enthousiasme qui monte, c’est l’espoir de plus en plus clairement exprimé de traduire plusieurs années de combat dans les urnes. Comme si notre mouvement surgissait à nouveau des débuts de cette longue marche lancée à Seattle contre l’OMC, en 1999. Je symbolise la diversité de ceux qui en ont ras le bol de la logique des partis qui ronronnent en ne satisfaisant personne. Tout cela prend un vrai sens, parce que les combats que nous allons évoquer sans relâche jusqu’au 22 avril sont l’illustration de la liaison entre le local et l’international.

Quels seront les thèmes de la campagne ?

La révolution démocratique, la révolution sociale et la révolution écologique : notre argumentation va s’appuyer sur ces trois axes. Nous allons réclamer l’interdiction des licenciements dans les entreprises faisant des profits, le passage au scrutin proportionnel, un changement de constitution, un moratoire sur les OGM et le nouveau réacteur nucléaire, une opposition ferme aux exigences de l’OMC et la régularisation des sans-papiers. C’est suffisamment clair pour que tout le monde le comprenne. C’est pour cela que je parle d’insurrection dans les urnes. Je reste un non-violent.

Vous allez pouvoir expliquer tout cela ?

Oui, parce que la loi nous garantit maintenant le droit à la parole dans les médias, et cela devrait modifier les rapports de force. Il faudra compter avec nous et nous répondre autrement que par des généralités.

Et après la présidentielle ?

Nous avons commencé la mise en place de nos candidats pour les législatives, et je vous garantis quelques surprises de cette gauche alternative à la fois rebelle et rassembleuse.

                                                                     

 

         

Publié le jeudi 22 mars 2007

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Censure de l'information qui dérange

De la censure et de l’information
à destination du peuple
par Denis Robert

 

 

Jamais je n’aurais imaginé en arriver à devoir me défendre comme je le fais. Mon métier, c’est d’écrire. J’en arrive parfois à être dégoûté de l’exercer. Ce n’est pas une lubie passagère, ni une panne d’inspiration, ni un sentiment irrémédiable. Je déborde de projets, mais ce matin, en descendant à mon bureau, un appel de mon avocat m’a tout à coup arrêté.

 

Il m’apprend que Clearstream envoie les huissiers pour une saisie sur mes comptes personnels. Environ huit mille euros me sont réclamés. Jusqu’à présent les huissiers m’amenaient des plaintes par paquet de dix mais c’est la première fois qu’il menace de bloquer mes comptes. C’est à la suite d’une énième plainte de Clearstream contre une interview tronquée publiée par VSD en juin dernier. De toutes les galères (et les bonheurs) que je vis depuis que je me suis intéressé au fonctionnement trouble de la multinationale luxembourgeoise, cette condamnation est ce que j’ai le plus de mal à accepter. Tant elle est imméritée. Je suis condamné en première instance et pour diffamation alors que je ne me suis pas défendu sur le fond, ne reconnaissant pas mes mots dans la présentation faite par l’hebdomadaire. Cette décision est exécutoire. Ce qui est exceptionnel en matière de diffamation. Même si j’ai fait appel, je dois payer. Il y a généralement entre des parties opposées une sorte de gentlemen agreement pour attendre l’appel avant d’exécuter un jugement. Là, l’huissier vient de recevoir l’ordre impératif de récupérer des fonds. Mes fonds.

 

Il y a volonté délibérée de me faire payer, au sens propre comme au figuré. Si la somme n’est pas anodine, je fais d’abord une question de principe de cette menace. Elle me permet d’expliquer comment s’exerce aujourd’hui la censure en France. Je rappellerai seulement que le chiffre d’affaires de la multinationale basée à Luxembourg mais qui compte pour clients les plus grandes banques de la planète s’est élevée à près de vingt milliards d’euros l’an passé.

 

Clearstream et son avocat ont appris à faire un amalgame entre l’affaire du corbeau qui occupe les journaux français depuis un an et celle des comptes non publiés qui permettent de dissimuler des transactions qui les fatigue par sa complexité supposée. Ma mise en examen en décembre dernier pour recel d’abus de vol et d’abus de confiance devant les juges d’Huy et Pons n’a rien arrangé. Je suis à tort présenté comme celui qui a initié la manipulation de listing, alors que ma contre-enquête publiée en juin dernier débloque l’instruction et dédouane Clearstream. Passons…

 

Le service juridique de la multinationale va maintenant pouvoir faire publier (en partie à mes frais, ça me mine) dans des journaux français et étrangers le fait que j’ai été condamné pour avoir dit (à VSD) qu’ils étaient « un poumon de la finance parallèle ». C’est le but de l’exécution de ce matin.

 

Il suffit de jeter un œil aux annexes de mes livres ou aux listings authentifiés par la firme et publiés dans la presse, de comptabiliser les comptes ouverts dans les 40 paradis fiscaux alimentés par des milliers de clients de Clearstream pour ne pas douter du rôle fondamental joué, au moins jusqu’en 2002, par ce poumon financier dans ce qu’on peut appeler « l’économie grise ». Doux euphémisme. Si ces clients peuvent ouvrir au sein de la chambre de compensation ces comptes (entre 6000 et 7000 selon mes calculs et les listes de 2001) dans ces lieux protégés des regards importuns et faciliter ainsi les transferts de milliards d’euros en les rendant inaccessibles à tout contrôle, ce n’est pas alimenter une finance parallèle, qu’est ce que c’est ?

 

Je rends publique cette question. Je ne devrais pas. Là, intervient la censure. Aujourd’hui, poser cette interrogation légitime et de bon sens (me) fait prendre un risque judiciaire et financier. Ce n’est pas une mais plusieurs dizaines de plaintes en diffamation qui courent en ce moment contre moi, mon éditeur ou la chaîne qui a eu le malheur (ou le courage, c’est selon) de diffuser mes films... J’ai tout gagné jusqu’à présent sauf ce foutu procès VSD et les deux procès contre mon premier livre et mon premier film où j’ai été condamné deux fois à un euro et où j’ai fait appel. Ceux qui en douteraient peuvent facilement le vérifier sur le Net (tapez Google ou ladominationdumonde/blogspot.com). Cette situation marque une régression démocratique. Un abus de position dominante. C’est un viol supplémentaire et intolérable à la liberté d’informer et d’écrire.

 

A trop laisser faire, on ne finira pas tous au paradis mais à l’ANPE. C’est de cela qu’il s’agit. L’argent ainsi subtilisé par les champions de la Forbes academy ne naît pas de rien, n’est pas virtuel. L’argent qui fuit est celui des hommes qui travaillent. Passons…

 

Je reçois ces derniers jours, suite aux remous récents suscités par l’affaire du corbeau, des appels de journalistes. Tous me racontent le couplet servi par l’oiseau de mauvaise augure chargé de la communication de la Clearstream Company. Il passe ses journées à faire la tournée des rédactions et mettre en avant « ma » condamnation (elle finira en légion d’honneur…). Il prévient que je ne suis « pas fiable », que je suis « seul et de plus en plus isolé », que j’ai « perdu tous mes procès », que je suis « quémandeur d’un accord »… Il envoie complaisamment par fax les pages du dernier jugement (merci pour les copies). Ces journalistes à qui j’ai parlé rendent compte qu’un « cordon de sécurité» serait tendu autour de mon travail. Ce n’est pas une découverte. Je sens le souffre et la sueur altermondialiste. Denis Robert est excessif. C’est un poète. Un Jules Verne de la finance. Il a pété les plombs. Je les ennuie, je le comprends. Il préfèreraient que je n’existe pas. Je les comprends moins.

 

Je suis utile les gars… Et résistant. Plus vous m’enverrez d’huissier. Moins je serais gentil. C’est une règle philosophique. Je sais ce que j’ai fait ; et tout le monde peut se tromper. Surtout vous et les magistrats de la 17ième chambre du TGI de Paris.

 

Les huissiers qui débarquent ce matin et la publication imminente dans la presse du jugement VSD pourront être interprétées de deux manières. Ceux qui ne connaissent rien à ce dossier vont penser à une défaite me concernant. Les autres auront compris que c’est le signe d’un énervement manifeste de la part de la multinationale Clearstream qui aimerait étouffer les vérités que nous avons publiées. Les gommer. Les pulvériser à coups de menaces. La censure, par la peur des procès, joue à fond.

 

J’ai une petite idée sur les raisons de cette rapacité soudaine de la part de Clearstream Banking à mon égard. Elle tient aux démarches que nous avons entreprises auprès des candidats à l’élection présidentielle pour mettre en cause le rôle de Clearstream dans les évasions de capitaux. Une lettre ouverte vient en effet d’être envoyée à chacun d’entre eux (http://lesoutien.blogspot.com/). Elle tient encore plus à la sortie simultanée cette semaine de deux livres écrits par les principaux protagonistes de l’affaire des listings trafiqués.

 

Si le premier, celui de l’informaticien Imad Lahoud (un coupable idéal, Privé) s’en prend trop prudemment à Clearstream et accumule tellement de mensonges et de contre-vérités qu’il a perdu toute crédibilité, le second co-écrit par Jean Louis Gergorin, ex numéro deux d’Eads, (Rapacités, Fayard) est accablant pour la firme. Gergorin raconte comment il a découvert cet « instrument extraordinaire de la finance internationale aux capacités pour le moins inquiétantes ». Il cite un ancien directeur du Trésor qui explique  « Clearstream facilite la réintégration dans le système financier de fonds dont il vaut mieux ne pas connaître l'origine ». Il développe, avec précision, les moyens utilisés par la multinationale pour fabriquer de l’opacité et la vendre à ses clients.

 

Devenu par sa fonction de responsable de la stratégie d’Eads un abonné aux services Internet et Intranet de Clearstream, il peut montrer comment ouvrir des comptes dit « additionnels » qui servent de « véhicules financiers » aux transactions douteuses. « Aux véhicules financiers immatriculés -les comptes principaux- peuvent se voir attelées des remorques sans plaque d’identification visible, puisque les comptes additionnels ne sont pas forcément publiés ». Il ajoute que les ayant droit économiques de ces comptes ne sont pas connus de Clearstream, que ces derniers peuvent être « des particuliers ». Et transférer à leur guise et en toute discrétion  « des liquidités ». Ce qu’a toujours et d’une manière forcenée nié la multinationale. Gergorin décrit pourquoi ces transactions parallèles ne laissent  pas de traces dans la comptabilité. Il dénombre 11296 comptes additionnels (non publiés) : « Ce n'est pas une mince affaire… Après 5 mois d'analyse, j'ai acquis la conviction qu'il existe chez Clearstream jusqu'en 2001 et probablement jusqu'en 2004, une catégorie extraordinaire de comptes qu'on pourrait appeler les comptes morts-vivants »

 

Onze mille deux cent quatre vingt seize comptes.

 

Toute l’explication de Gergorin, et c’est sûrement le fait le plus remarquable, repose sur des textes récupérés légalement de l’intérieur de la firme qu’il publie en annexes. Difficile d’en nier l’existence.

 

C’est la première fois depuis six années que l’affaire est sortie qu’un travail de réflexion et d’enquête est réalisé dans la continuité du nôtre. Ce n’est pas un journaliste qui le fait (encore qu’il se soit adjoint la collaboration de l’excellente Sophie Coignard). C’est un polytechnicien, un vendeur d’armes et d’Airbus. Un haut fonctionnaire qui petit-déjeune avec Kissinger, déjeune avec Dominique de Villepin et dîne avec tous les banquiers de la planète.

 

J’ignore qui a manipulé qui dans l’affaire de corbeau, même si le tableau se fait plus précis ces derniers temps, mais je ne vois pas l’intérêt pour Jean Louis Gergorin, du fait de ses casseroles médiatiques, de sa mise en examen et des risques encourus, de commettre pareil livre aujourd’hui. C’est le signe d’une sincérité. D’un retour à l’humain. Gergorin, après s’en être bien servi, se rend compte de la voracité du système financier international. De sa dérive organique… Ce qui peut paraître paradoxal compte tenu de tout ce qu’on a écrit sur lui. C’est trop facile aujourd’hui de le renvoyer à son hypothétique folie comme le font les mauvais journalistes ou les témoins peu fiables genre Lahoud. Ceux qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur nez ou sont instrumentalisés pour fabriquer des écrans de fumée.

 

Relevons ce paradoxe : plus une affaire est médiatisée, moins le public est informé. Aujourd’hui que la pression judiciaire est temporairement retombée et que ces livres sortent, on pourrait plus facilement trouver la clé et dire les rôles joués par les uns et les autres. Y compris revenir sur le fonctionnement dangereux de la chambre de compensation luxembourgeoise. Mais tout le monde semble s’en moquer. Trop sulfureux, dit-on. Trop compliqué, répète-t-on. La campagne électorale annihile toutes velléités d’information. Nous sommes entrés insidieusement dans la censure. On se prive d’informations de peur de…

 

Le parti socialiste devrait pourtant se saisir de cette affaire et de ces nouvelles révélations. Bayrou aussi. Et pourquoi pas Sarkozy ? Surtout s’ils n’ont rien à se reprocher. Clearstream met en exergue plusieurs fléaux : la restriction de la liberté d’écrire et d’informer, les combines de la droite au pouvoir et l’absence de contrôle sur les outils financiers transnationaux. Jamais les paradis fiscaux ne se sont si bien portés. Jamais les journalistes n’ont été aussi impuissants. Jamais les juteuses rétrocommissions des frégates ne se sont si bien cachées… Le peuple, puisque Ségolène Royal s’y réfère aujourd’hui… « Je n’ai de compte à rendre qu’au peuple » dit-elle, après que Sarkozy cite Jaurès et son attachement au «monde ouvrier »…  Le peuple donc… est passionné par ces affaires. Bien plus que par les anecdotiques révélations sur des bidouillages d’impôts ou des appartements sous-payés… Le peuple a envie qu’on l’informe et qu’on le défende sur le terrain de l’hyper-finance. Je le connais le peuple, c’est mon copain. Il a horreur qu’on se moque de lui et qu’on parle en son nom. Surtout qu’il dormait tranquillement depuis si longtemps. Le peuple a de la mémoire, une capacité d’encaissement limitée. Et une sorte de colère qui dort et qu’il ne faudrait pas trop chercher à réveiller.

 

DR

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21 mars 2007

Financement de la campagne

Urgence de nous alterorganiser pour les législatives

                                                                                           

Depuis les loi de 88 (voir le texte) et de 90 (voir le texte), le financement des partis est devenu PUBLIC. C’est l’argent des français-es qui est distribué aux partis politiques.

L’état a fait voter en 2002 un montant de 80 millions d’€ que se partagent chaque année les partis politiques comme suit (voir le détail) : UMP 31 Millions d’€, PS 20 M d’€, UDF 4,2 M d’€, FN 4,5 M d’€, PCF 3,7 M d’€, Verts 2 M d’€, LCR 525 000 €, LO 495 000 €, MRC 470 000 €, CPNT 644 000 €, etc. (ces chiffres sont réexaminés tous les ans à la hausse). Les partis qui veulent institutionnaliser le bipartisme captent plus de 70 % du financement public chaque année.

Par comparaison, l’une des grandes difficultés de notre campagne électorale citoyenne (liliputienne), c’est l’immense faiblesse de ses moyens : 171 000 € de dépenses à ce jour (en réalité plus de 500 000 €, mais la plupart d’entre nous ne se font pas rembourser leurs frais, de déplacement par exemple, puisqu’il n’y a pas d’argent, ce qui représente un gros effort pour beaucoup de militants bénévoles endettés) ; 57 680 € de recettes seulement (là aussi un effort généreux de nos souscripteurs souvent modestes).

57 680 €, c’est 10% de ce que reçoit chaque année la LCR de l’état, 2% de ce que reçoit le PCF et 0,3% de ce que reçoit le PS !

Une fois de plus, nous sommes bien dans un système politique qui favorise à tous les niveaux les appareils. Ces derniers fonctionnent comme des filtres à l’égard du rapport entre les citoyens et les institutions politiques, d’autant plus qu’ils sont le plus souvent peu démocratiques. La prééminence des partis permet aux lobbies politico-financiers de contenir toute irruption citoyenne dans les urnes (d’autant plus si elle provient de milieux modestes, comme les banlieues par exemple). Tel est l’un des principaux obstacles à notre insurrection électorale.

En quittant la dynamique unitaire, les directions du PCF et de la LCR ont non seulement affaibli politiquement notre projet de candidature collective, mais aussi financièrement. Les appareils sont partis avec la caisse. Certes, cette caisse est la leur, mais aussi celle de membres du PCF et de la LCR restés avec nous dans la démarche unitaire.

Nous ne sommes cependant pas obligés de nous organiser en parti pour bénéficier de cette manne cruciale. Une structuration nationale administrative peut suffire. Cela nous permettrait de rester fidèle à notre principe d’alterorganisation politique, prolongeant l’irruption des citoyen-ne-s alterorganisé-e-s dans la campagne électorale (et non inorganisé-e-s).

Pour bénéficier de ce financement, une voix d’électeur rapporte 1,66 €, à partir de 1% de suffrages sur 50 circonscriptions sur le territoire de métropole.

Cela veut dire que si nos collectifs et comités présentaient dans l’hexagone suffisamment de candidat-e-s (au moins deux par département) et obtenaient deux millions de voix, nous pourrions nous financer en captant 3,3 M d’€ pour pérenniser nos luttes et la transformation sociopolitique que nous appelons de nos voeux. Il est donc urgent de nous alterorganiser pour les législatives et de continuer à changer la politique pour changer la vie.

Bruno MALVEZIN (Bouches du Rhône) et Yannis YOULOUNTAS (Tarn)

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Chômeurs. Qu'attendez-vous pour disparaître ?

Tract_CHOMEURS

Posté par collectifromans à 10:32 - Contributions aux débats - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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