31 mars 2007
José à Grenoble le 31
Bonjour à toutes et tous,
La coordination des collectifs antilibéraux "unis avec Bové" de l'Isère organise
une rencontre avec José Bové à Grenoble le 31 mars
La journée sera organisée autour de deux temps forts : dans les quartiers populaires dans l'apr ès midi et discussion publique le soir :
14h et 18h à la Villeneuve et au Village Olympique pour des rencontres avec la population sur l'ensemble des thèmes qui les préoccupent. Des cahiers de doléance et des panneaux d’exigence circulent déjà dans différents quartiers populaires de Grenoble et de sa périphérie afin de permettre une expression libre de tous.
20h à la halle Clemenceau (ancienne patinoire) pour un meeting/discussion publique :
La Discussion politique se fera dans un cadre alter et festif.
La soirée sera ponctuée par l’intervention de slammeurs et slammeuses bénévoles reprenant les thèmes des cahiers de doléance, la restauration est assurée par des producteurs locaux.
Seront présents J. Bové et des Portes paroles (Claire Villiers, Ommaya Seddik (Mouvement Immigration Banlieue), Yves Salesse ( Fondation Copernic).
Nous vous invitons à participer, à faire suivre l’information, à apporter votre aide à l’organisation (qui est très lourde !) ou tout simplement à venir samedi 31 mars pour échanger et passer un bon moment.
Contacts u niquement pour la journée du 31 mars 06 69 33 61 70 ou mail bove31mars@free.fr
Et n’hésitez pas à visiter le site Isérois www.unisavecbove38.ouvaton.org
Toutes les informations dont vous avez besoin sont dedans (enfin on espère !) puis vous pouvez également apporter votre contribution, vos réflexions…
Pour d'autres informations :
Mail to : unisavecbove@isere.listes.vox.coop
A très bientôt
Pour la coordination iséroise
Myriam Zerkaoui
21 mars 2007
L'insurrection électorale
Le Conseil Constitutionnel a officiellement validé ma candidature à l'élection présidentielle.
Je veux remercier tous les élus qui m'ont accordé leurs parrainages, malgré le scandaleux verrouillage démocratique organisé par les grands partis. Je salue leur courage et leur esprit démocratique. Je veux également remercier tous les citoyens qui se sont mobilisés en un temps record pour parcourir la France et convaincre les maires de me permettre d'être présent à cette élection.
Désormais, la vraie bataille commence. L'enjeu est une insurrection électorale contre le libéralisme économique.
Ma candidature, collective, est celle de tous les citoyens qui veulent changer vraiment la vie et qui ne font confiance ni à la droite antisociale ni à la gauche social-libérale pour engager la révolution sociale, féministe, démocratique, anti-raciste et écologique.
Nous voulons une révolution sociale pour imposer un autre partage des richesses entre ceux qui peinent et ceux qui se goinfrent.
Nous voulons une révolution démocratique pour imposer une autre répartition des pouvoirs entre les citoyens et les assemblées.
Nous voulons une révolution écologique pour imposer un autre arbitrage entre la croissance incontrôlée et la préservation de la planète.
Nous proposons notamment que, dès le lendemain de l'élection présidentielle, les sept mesures suivantes soient appliquées sans délai :
- interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des profits ;
- réhabilitation immédiate de la dignité des personnes, du fonctionnement des services publics et de l'habitat dans les quartiers populaires et les banlieues ;
- loi-cadre contre les violences faites aux femmes ;
- instauration de la proportionnelle intégrale aux élections et convocation d'une Assemblée Constituante pour une Nouvelle République ;
- moratoire immédiat sur les cultures d'OGM en plein champ et la construction du réacteur nucléaire EPR ;
- veto de la France aux négociations de l'OMC visant à démanteler les services publics ;
- régularisation des sans papiers.
La gauche alternative que j'incarne est le trait d'union entre les citoyens qui ont dit « non » à l'Europe libérale en 2005 et l'ensemble des forces politiques, syndicales et associatives qui ont fait le choix d'une candidature unitaire en 2007.
Cette gauche alternative est rebelle, unitaire et rassembleuse. Son ambition est de faire surgir des urnes une nouvelle force citoyenne qui ambitionne de mettre fin à une alternance sans fin et sans conséquences entre la droite et la gauche.
Un autre monde est en marche, un autre avenir est possible !
Aux urnes, citoyennes et citoyens !
José BOVÉ
09 mars 2007
Mardi 20 mars à Pont d’Ucel
Le Collectif Antilibéral Unitaire d’Ardèche Méridionale appelle tous ceux et celles qui veulent oser un autre monde en marche à venir partager musique, bonnes paroles et bonne chère (*)
Mardi 20 mars à partir de 18 heures 30
à l’Espace Deydier à Pont d’Ucel (07200)
MEETING FESTIF
Avec 3 porte-paroles nationaux :
Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs)
Monique Dental (militante féministe – Ruptures)
Raoul-Marc Jennar (URFIG – Altermondialiste)
Et des intervenants locaux : paysans, élus locaux et féministes
Soirée animée avec le groupe Les ZAPATRISTES
* Buffet froid ; boissons ; produits régionaux
pour l'itinéraire/ c'est pres d'aubenas entre le Pont d'aubenas-Pont d'ucel sur l'ardèche et Saint privat juste avant le rond point
09 février 2007
Lettre de José Bové aux 36.000 signataires
Montredon, le 5 février 2007.
Chers amis, chers camarades,
Depuis un mois, à travers vous, un vent nouveau souffle sur la politique française. Une brise salutaire parmi les débats convenus et les logiques d’appareils. Un air frais et vivifiant dans une société en proie au désarroi et à la lassitude. Ce vent, c’est votre parole.
Merci à vous tous d’avoir su dire non, haut et fort, à l’impasse qui semblait inévitable.
Les collectifs unitaires vous ont entendu le 21 janvier à Montreuil et ont pris acte de votre volonté de persévérer face à l’urgence sociale et écologique et d’être représentés autrement dans les luttes électorales à venir.
J’ai fait de même ce jeudi premier février à Saint-Denis, en annonçant ma candidature à l’élection présidentielle, au nom du collectif que nous représentons tous ensemble. Ce fut pour moi un grand moment d’émotion et d’espoir dans ce que nous sommes en train d’impulser.
Cependant, notre enthousiasme et nos idées pour changer le cours des choses ne peuvent suffire à faire vivre notre campagne citoyenne. Nous n’avons ni moyens financiers ni réservoirs de parrainages garantis comme les candidats des grands appareils politiques. Nous partons de rien, ensemble, avec la force de la volonté et la faiblesse des poches vides. Tout est à faire. Tout est à inventer. Il dépend de chacun d’entre nous de faire vivre cette campagne originale et sans précédent. Nous sommes à ce jour 36 000 à former le coeur de cette aventure collective.
Il nous faut recueillir 500 parrainages de grands électeurs. Si chacun d’entre nous sollicite le maire de sa commune ou le conseiller général de son canton, en lui exposant nos arguments [1], nous pourrons atteindre cet objectif crucial.
D’autre part, cette campagne étant citoyenne, nous devons continuer à élargir notre rassemblement, jour après jour. Vos signatures sont pour moi plus que l’expression d’un soutien, mais un véritable parrainage citoyen de cette candidature collective. Si chacun d’entre nous se fait porte parole en invitant son entourage à nous rejoindre, notre élan se poursuivra et notre réseau de communication alternative s’élargira. C’est pourquoi l’appel du 6 janvier se poursuit dans ce but et attend toujours plus de parrainages citoyens.
Un appel à souscription vient d’être lancé pour recueillir votre contribution aussi humble soit-elle à cette campagne citoyenne [2]. Merci à tous ceux qui mettront quelque chose dans le pot commun pour continuer à montrer partout que cette campagne est bien celle de tous.
Enfin, comme tous les membres du comité de campagne qui est en train de se mettre en place, je découvre régulièrement vos contributions, idées, slogans, dessins et suggestions sur le site qui porte votre pétition. Il est important que chacun s’exprime et participe à construire les outils de notre campagne créative. Cette mosaïque humaine, composée de femmes et d’hommes de toutes origines sociales et culturelles, est notre principale richesse. A nous, tous ensemble, de la faire croître et de la partager autour de nous, en invitant toujours plus de citoyennes et de citoyens à nous rejoindre.
Chers amis, chers camarades,
Cette campagne différente ne peut se faire qu’ensemble. Montrons à tous ceux qui hésitent encore qu’un autre monde est en marche, que le souhaitable est possible, que l’alternative est à notre portée. Donnons-le à voir avec enthousiasme et courage dans une campagne citoyenne par tous et pour tous.
Fraternellement,
José
02 février 2007
Le chat de José Bové sur Le Monde
José Bové : "il faut remettre en cause notre modèle de développement"
LEMONDE.FR | 02.02.07 | 15h43 • Mis à jour le 02.02.07 | 16h05
Adrien, étudiant de Tours : Ne pensez-vous pas que la multiplication des candidatures de l'extrême gauche va diviser vos électeurs et ainsi les chances de parvenir à emporter les élections ?
José Bové : Je crois que ma candidature est une candidature qui veut être utile à la gauche pour battre Sarkozy et Le Pen. C'est une candidature qui s'inscrit dans la dynamique des collectifs unitaires et des 125 propositions qui ont été élaborés par ceux-ci.
Vince : Vous considérez-vous comme un candidat écologiste ?
José Bové : Je me considère comme une candidat qui ne peut pas séparer la lutte écologique de la lutte contre un modèle économique, modèle économique productiviste et libéral. La crise écologique aujourd'hui est le fruit d'un modèle de développement qui s'est accentué par la logique de la mondialisation libérale.
Marcie : Comment allez-vous donner du travail aux Français ?
José Bové : Il y a plusieurs pistes. D'abord, il faut que le travail soit revalorisé par rapport au capital. Il y a 150 millions d'euros, dans les 10 dernières années, qui sont passés du travail vers le capital, c'est-à-dire vers les actionnaires. Il faut que cet argent permette de revaloriser les bas salaires et les minimas sociaux.
Un autre type de mesure, par exemple : à cause du problème climatique et de la nécessité de la maitrise de l'énergie, il est indispensable de réhabiliter tous les logements qui ont été construits avant 1975. Si on réhabilite 400 000 logements par an pendant 40 ans, cela permettrait de créer au moins 100 000 emplois.
Banlieue78 : Peux-tu clairement énoncer ta vision concernant le "sort" des quartiers populaires jetés dans l'anathème et la source de tous les maux de la République ? Quelle transformation sociale dans les quartiers populaires ?
José Bové : La question des banlieues ou des quartiers populaires est une question centrale tant au point de vue de l'emploi que du logement et du respect de toutes les personnes qui y vivent dans leurs différences, qu'elles soient culturelles ou sociales. On ne réglera pas la question par une simple réunion interministérielle. Il y a nécessité de faire avec l'ensemble des populations de ces quartiers, des élus, des véritables états généraux des banlieues.
Et au niveau du Budget de l'Etat, si on veut sortir de la ghettoïsation, il faut que cela soit une priorité.
Benjamin : N'avez-vous pas l'impression d'être obscurantiste en arrachant des plants transgéniques destinés à produire des médicaments ?
José Bové : Aujourd'hui, la fédération des producteurs d'OGM au niveau international a pris une position très claire en disant qu'il ne fallait pas utiliser des plants en plein air pour produire des médicaments parce que les risques de transferts de ces gènes à d'autres plantes pouvaient créer des risques pour la population qui n'est pas malade.
Deuxième raison : il existe des méthodes beaucoup plus fiables pour produire ces molécules en utilisant les fermenteurs en milieu confiné. C'est d'ailleurs ce que choisissent les laboratoires.
Ganz : Serez-vous le candidat de la "décroissance" ?
José Bové : Dans le projet que nous avons avancé, nous avons dit très clairement qu'il fallait remettre en cause le modèle de développement dans lequel nous sommes tant au niveau de la production que de la consommation et des transports. Cette question touche à la fois l'avenir du travail et la pénibilité du travail, mais aussi l'avenir de la planète et la possibilité pour les générations futures de pouvoir vivre de manière décente.
Il est certain, que de toutes les manières, les ressources fossiles seront épuisées d'ici une cinquantaine d'années. Il est nécessaire de mettre en oeuvre les alternatives dès aujourd'hui plutôt que d'attendre un conflit lié à la pénurie.
Enrique : Je travaille dans une centrale nucléaire, quelle est ta position sur ce thème ? Le rien nucléaire ?
José Bové : Dans le cadre des collectifs, les positions sont divergentes entre ceux qui sont favorables à la poursuite de la politique nucléaire de la France et ceux qui prônent la sortie du nucléaire. La position que j'ai adoptée est de dire que ce débat énérgétique ne peut pas etre simplement réglée par des experts dans des cabinets ministériels mais doit faire l'objet d'un débat public et d'un référendum.
Pour que ce débat puisse se dérouler de manière sereine, il est indispensable d'arrêter le chantier de l'EPR et de décréter un moratoire sur toute nouvelle construction de centrales nucléaires en France.
Seb : Quelle est votre opinion sur l'Europe et l'avenir de la constitution européenne ?
José Bové : Je crois qu'il faut être clair. Les Français ont voté "non" en mai 2005. Pour nous, il est clair qu'il faut proposer un nouveau texte fondateur qui tourne radicalement le dos au tout-marché. Nous proposons que, dès la fin du processus électoral, la France s'engage à relancer un processus pour la rédaction d'un nouveau traité qui devrait prendre toute sa dimension au moment de la présidence française de l'UE en 2008.
Erick,_etudiant : Quelle est votre position par rapport à l'immigration ?
José Bové : Sans aucune ambiguïté, je suis pour la régularisation de tous les sans-papiers. Les immigrés ne sont pas une menace. Ils sont une chance.
Oualid : Avez-vous une idée pour régler le problème du logement ?
José Bové : Il faut, entre autres, lancer un grand projet de construction. En même temps, on ne peut pas accepter que des logements vides puissent continuer à le rester en toute impunité. Il faut donc rendre effective la réquisition.
Flobé : Quels seraient les fondements de la 6e République ?
José Bové : Je parlerai plutôt de première République. On ne peut pas se contenter d'un replâtrage de la Ve République. Il faut modifier les rapports du pouvoir et des citoyens. Il faut mettre de manière très claire un terme au cumul des mandats, limiter le renouvellement, permettre aux citoyens de pouvoir déposer des projets de loi. Il faut mettre sous contrôle les élus et rendre possible leur révocation en cas de contradiction avec leurs électeurs.
D'autres réformes sont indispensables, comme le rééquilibrage des pouvoirs vers l'Assemblée nationale, la dissolution du Sénat, et son remplacement par une Assemblée qui prenne en compte les citoyens à travers leurs formes organisées dans la société.
Voilà quelques projets dans le cadre d'une refonte de la Constitution.
Nathalie : Te considères-tu comme antimilitariste ?
José Bové : Je suis contre la militarisation de la société. Depuis plus de 35 ans, je me bats contre la logique de guerre. Quand on dit que le pouvoir est au bout du fusil, c'est toujours le peuple qui est au bout du canon.
Je pense qu'il y aura nécessité de s'interroger sur la nécessité de maintenir ou non l'armement nucléaire. La France, contrairement à ses discours apaisants, relance la course à la modernisation et à l'augmentation de son arsenal nucléaire. Nouveaux missiles, nouveaux sous-marins et simulation sur les bombes atomiques au centre mégajoules en Gironde. Ceci est dangereux et contraire à un esprit de paix entre les peuples. Et contraire aux engagements internationaux de la France.
PD : Etes-vous favorable au vote des immigrés ?
José Bové : Je suis favorable au droit de vote de toutes les personnes résidant dans notre pays, qu'elle fasse partie de la communauté européenne ou de tout autre pays d'origine.
A partir du moment ou on paye les impôts, les taxes, il est légitime que l'on ait droit de choisir la façon dont l'argent est utilisé. C'est un principe élémentaire de démocratie.
Ralph : Votre accolade avec "l'obscurantiste" Tariq Ramadan au FSE de 2003 a fait couler beaucoup d'encre. Vous soutient-il dans cette campagne ? Surtout, êtes-vous favorable au maintien de la laïcité comme principe fondamental de notre République ?
José Bové : Je l'ai réaffirmé hier : nous sommes pour une France laïque, démocratique, féministe, antiraciste et écologiste. Le principe de la séparation entre l'Etat et toutes les formes de religion doit être un principe fondamental qui ne mérite aucune concession.
Sur la première partie de la question, nous n'avons pas le soutien de M. Ramadan et nous ne l'avons pas sollicité.
Yo2007 : Que faudrait-il faire selon vous pour limiter les délocalisations d'entreprises dans des pays plus attractifs économiquement ?
José Bové : La réponse est à plusieurs niveaux. Au niveau international et national. Aujourd'hui, il faut refuser la logique des transnationales qui se servent des salariés comme facteur d'ajustement pour préserver les intérêts des actionnaires.
La majorité des délocalisations sont le fruit uniquement de jeux financiers pour des retours sur investissement rapides.
Il faut donc, au niveau national, prendre des mesures pour qu'une entreprise qui décide de délocaliser soir obligée de créer sur le territoire national autant d'emplois qu'elle veut en faire disparaître. A ce niveau-là, la liberté d'entreprise doit être limitée par l'intérêt général.
Julien : Faut-il promouvoir et protéger les logiciels libres ?
José Bové : Le combat pour la défense des logiciels libre est quelques chose d'aussi important que la défense du droit pour utiliser en tant que paysan, ses propres semences. On ne peut pas accepter le pouvoir exorbitant des firmes comme Microsoft qui, à travers leur outil industriel, imposent leurs produits.
C'est le message que j'ai donné hier soir à M. Bill Gates que j'ai croisé dans les locaux de TF1 où j'étais interwievé. Il n'a visiblement pas apprécié mes propos.
Mos : Peut-on connaître votre patrimoine en quelques mots ?
José Bové : Mon patrimoine : j'ai une maison qui m'est revenue à 120 000 euros et pour laquelle j'ai emprunté 90 000 euros. J'ai, avec ma compagne, un petit bateau, qui nous a couté 30 000 euros. Et pour me déplacer, j'ai une Clio.
Zaza : Quelle est votre stratégie d'alliance pour les législatives ? Avec le PS, le PC, la LCR ?
José Bové : Dans le cadre des collectifs unitaires, nous envisageons de présenter des candidats dans un maximum de circonscription. Nous verrons si une dynamique unitaire, comme nous la souhaitons toujours, y compris pour les présidentielles, pourra se développer aux législatives.
Yann._R : Etes-vous pour ou contre le mariage homosexuel ?
José Bové : Je suis favorable au mariage homosexuel. Il n'y a pas de raison de faire de ségrégation en amour...
Ketq : Seriez-vous pour une dépénalisation de la culture personnelle du cannabis pour les majeurs ?
José Bové : On est dans une situation tout à fait hypocrite dans ce pays. On sait qu'une grande majorité de jeunes adultes fument du cannabis et que de nombreux en font pousser pour leur propre consommation. Il est donc ridicule de criminaliser une pratique qui, aujourd'hui, ne s'inscrit pas dans une logique qui soit contraire au bon fonctionnement de la société.
Miguel : Quel est l'objectif en pourcentage que vous vous donnez au premier tour ?
José Bové : Pour moi, ce qui est important, c'est qu'on fasse le pourcentage le plus élevé possible. Je ne me présente pas dans l'objectif de me satisfaire d'un sondage le plus limité possible. Ce qui est important, c'est que les thèmes que nous portons soient présents de toutes les manières dans le débat et qu'il puisse ensuite se concrétiser après les présidentielles et les législatives.
Merci aux internautes qui ont bien voulu me poser des questions et en espérant que mes réponses ont permis de les éclairer un peu plus.

