23 avril 2007
Déclaration de José Bové au soir du premier tour
Je remercie les centaines de milliers de citoyennes et de citoyens qui ont fait le choix du rassemblement de la gauche alternative et écologiste.
Ce résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances mais, en quelques semaines de campagne, un élan unitaire a rassemblé celles et ceux qui veulent combattre ensemble, dans les luttes et dans les urnes, la précarité sociale, les discriminations, les dégâts portés à l’environnement ; celles et ceux qui veulent promouvoir ensemble, dans les luttes et dans les urnes, une véritable transformation sociale, démocratique et écologique.
Ce soir, nous mesurons le gâchis électoral qu’a constitué la division des forces de gauche qui ne se reconnaissent pas dans le programme du Parti socialiste. Comme nous n’avons cessé de le dire pendant toute la campagne, nous ne nous résignons pas à cette division.
Un autre avenir est possible pour la justice sociale, la rénovation démocratique et la sauvegarde de notre planète. Il suppose une gauche de transformation sociale suffisamment forte et unie pour en finir avec une gauche d’accompagnement du modèle économique libéral.
Pour l’heure, j’appelle les citoyennes et les citoyens, le 6 mai prochain dans les urnes, à battre Nicolas Sarkozy, candidat de la droite et de l’extrême droite. Cet homme est dangereux. Son élection entraînerait de nouveaux coups contre les droits sociaux, les libertés démocratiques et la protection de l’environnement. Elle conduirait notre pays à un alignement sur la politique guerrière de Bush.
Sarkozy ne passera pas ! Un autre monde est en marche. Un autre avenir est possible.
14 avril 2007
Grand souk populaire à Aouste/sye
Un autre monde est en marche... fêtons le !
Grand Souk Populaire Dimanche 15 avril Paris - Murviel-lès-Montpelliers - Lunery et partout.
Dans la Drôme à Aouste/sye au bord de la Drôme près de la salle des fêtes, grand pic nic avec tous ceux qui ont envie de nous rencontrer pour échanger, débattre. Apporter vos instruments de musique, vos boules, vos ballons, vos livres, vos idées et votre bonne humeur....... Si le temps se gâte nous nous réfugierons à Crest dans la salle des Accacias près du temple.
Autour de José Bové, un candidat pas comme les autres, qui fait le lien entre le social et l’écologie, les banlieues et les campagnes, le local et le mondial, un Grand Souk Populaire s’est inventé en France et sur le net.
Le mouvement qui grandit à la gauche de la gauche s’est beaucoup construit grâce à internet. Il a suffit d’un mail pour qu’à Paris, à Murviel lès Montpellier, à Rennes ou ailleurs, de nombreuses personnes répondent présents et inventent des initiatives bien lointaines des meeting habituels de fin de campagne.
Le temps d’un après-midi, avec une grande bouffe, de la cuisine du monde, un bistrot trottoir, des débats, des spectacles, une librairie, une grande scène... chacun-e vient et participe, amène son couscous ou son crumble, prend place, construit, participe, écoute et échange.
Pour monter un Grand Souk Populaire près de chez vous, contactez l’équipe par mail à grandsoukpopulaire@unisavecbove.org. Pensez à référencer vos Grands Souks...
04 avril 2007
Billet d'humeur
Le militantisme n'est pas un hobby !
A la réunion des collectifs unitaires de Montélimar le 31 03, plusieurs personnes ont évoqué la soi-disant « pureté » des non-encartés et ont appelé à se méfier de cette posture. Les partis politiques sont des structures importantes de la vie politique. Ils sont composés de militants convaincus et actifs. Ils se méfient de ceux qui se déclarent « électrons libres », simples citoyens. En effet comment ne pas craindre que ces collectifs disparaissent comme un feu de paille sitôt les élections passées. La présence et la participation dans les collectifs Bové a en effet diminué sitôt les 500 signatures obtenues. Ces citoyens se revendiquant « électrons libres » donnent l'impression qu'ils considèrent le militantisme comme un hobby, un passe-temps. Comme il est difficile de construire du collectif dans une société éprise d'individualisme ! A trop se revendiquer « électrons libres » n'est-on pas tout simplement en train d'affirmer un peu plus la valeur centrale de nos sociétés. Le doute m'envahit, car sans citoyens qui croient à l'action collective, il ne peut y avoir de Démocratie. Je comprend tout à coup les réticences des militants des partis politiques et je doute de la possibilité d'existence dans la durée pour ces collectifs. Chacun devrait se poser ou devrait déjà s'être posé la question : jusqu'où suis-je capable de m'impliquer dans une action politique ?
Annie
02 avril 2007
Proposition sur l'urgence environnemantale
propositions_sur_urgence_environneme
27 mars 2007
Rejoignez-nous
LE COMITE ROMANAIS DE SOUTIEN A LA CANDIDATURE COLLECTIVE DE JOSE BOVE se réjouit qu'il figure parmi les candidats à l'election présidentielle, malgré le diktat des grands partis qui ont interdit à leurs élus de donner leurs signatures. Nous remercions d'ailleurs tous les élus responsables qui nous permettent d'être entendu dans cette campagne électorale.
Nous convions d'ailleurs l'ensemble des citoyens à venir à un meeting festif à Valence le 05 avril à 18h à la Maison des syndicats 17, rue G. Bizet.Trois des porte-paroles de J. Bové seront présents ainsi que de nombreux citoyens engagés dans cette campagne.
Nous appelons tous les citoyens qui partagent l'utopie de vivre mieux ici et maintenant à nous rejoindre afin de faire entendre notre voix dans la campagne de marketing politique que vont nous assénés les grands partis relayés par les grands médias à leur solde.
C'est le début d'une grande aventure, celle de citoyennes et de citoyens qui veulent s'attaquer aux causes réelles du malaise social qui ravage notre pays.
Nous voulons une révolution sociale pour imposer une autre répartition des richesses entre ceux qui peinent et ceux qui se goinfrent. En 1982 la part des salaires dans le PIB ( en gros la mesure de la richesse du pays) était de 79%, elle est aujourd'hui de 67%. Tous les ans cela représente une perte de 165 milliards d'euros pour les salariés, au profit des actionnaires.
Nous voulons une révolution démocratique pour imposer une autre répartition des pouvoirs entre les citoyens et les assemblées. En effet combien de chômeurs, d'ouvriers, d'immigrés, de femmes dans les assemblées qui sont censées nous représenter ? 0,4% d'ouvriers 1,8% d'employés12,3% de femmes et aucun élu d'origine étrangère non européenne à l'Assemblée Nationale
Nous voulons une révolution écologique pour imposer un autre arbitrage entre la croissance incontrôlée et la préservation de la planète. La croissance augmente le nombre de pauvres et transforme la Terre en poubelle, est-ce un progrès pour l'humanité ?
Cette injustice est partagée par de nombreux citoyens européens, c'est pourquoi nous avons dit non en 2005 à l'Europe de l'argent dont on vient de fêter les 50 ans. Elle n'est pas inéluctable, nous avons un programme à faire connaître, un autre modèle de société à proposer.
Venez en discuter avec nous tous les jeudis soirs au Centre social St Nicolas, 14 place du Châpitre à Romans, à 18h30 ou venez nous rencontrer sur les marchés de Romans.
Consultez notre blog : romanspourbove.canalblog
23 mars 2007
José Bové répond à Politis
Nos trois révolutions par José Bové (Politis)
José Bové : « Mes trois révolutions »
PAR Claude-Marie Vadrot jeudi 22 mars 2007
Quelques minutes après l’annonce de la validation de sa candidature, José Bové nous a confié ses projets pour une campagne de rencontres qui démarre ce jeudi à Besançon.
Alors ? Content ?
José Bové : Oui, épuisé, mais je suis heureux. Nous y sommes arrivés grâce à l’acharnement des militants. De peu, puisque nous avons eu 503 parrainages validés, mais ceux qui m’entourent n’ont jamais renoncé, ils y ont cru jusqu’au dernier moment. En un mois et demi, ils ont réussi à faire ce que d’autres ont difficilement réalisé en plusieurs mois. C’est l’indice certain d’une mobilisation qui n’a rien à voir avec celle des autres partis. Merci à eux et merci à tous les élus qui nous ont fait confiance, à ces élus qui ont refusé le verrouillage de la démocratie. Je crois que beaucoup de gens sont satisfaits de constater que, pour la première fois, un syndicaliste se présente à la présidentielle.
Meeting à Saint-Denis, le 21 février. Photo Michel Soudais
Il y a eu des obstacles ?
Ils ont été nombreux, et je dois dire que j’en veux à tous les partis constitués, à commencer par les partis de gauche ; ils se sont ligués pour nous interdire l’accès au véritable débat démocratique. Ils se sont littéralement acharnés contre nous. J’en veux également à Dominique Voynet, qui a exercé des pressions sur des élus alors qu’elle savait parfaitement qu’elle avait très largement réuni le nombre de parrainages nécessaire. Il fallait couper la route à Bové, et surtout à ceux qu’il réunit, ce n’est pas très digne, c’est même indigne.
Vous êtes prêts ?
Nous avons choisi d’être optimistes, donc nous nous sommes organisés pour démarrer tout de suite. Les lieux des meetings sont définis, on nous réclame partout, nous allons nous lancer dans un véritable tour de France de la révolution démocratique. Nous allons tenter d’organiser une insurrection dans les urnes.
Et les sondages ?
Nous avons même été boycottés par les organismes de sondages. Nous avons des exemples, des témoignages de gens interrogés qui racontent que, lorsque leur choix s’arrêtait sur la case Bové, on leur expliquait que je n’aurais pas les parrainages et que leur réponse allait être considérée comme « ne se prononce pas ». Maintenant, la donne est changée, et, même dans les sondages, il va falloir compter avec nous. C’en est fini de nous ranger dans les « etc ».
Qu’est-ce qui a changé en quelques semaines ?
L’intérêt est devenu de l’enthousiasme, je l’ai constaté partout, aussi bien dans le sud de la France qu’à Nanterre ou à l’université de Paris-VIII, où j’ai parlé deux heures devant un amphithéâtre comble. Cet enthousiasme qui monte, c’est l’espoir de plus en plus clairement exprimé de traduire plusieurs années de combat dans les urnes. Comme si notre mouvement surgissait à nouveau des débuts de cette longue marche lancée à Seattle contre l’OMC, en 1999. Je symbolise la diversité de ceux qui en ont ras le bol de la logique des partis qui ronronnent en ne satisfaisant personne. Tout cela prend un vrai sens, parce que les combats que nous allons évoquer sans relâche jusqu’au 22 avril sont l’illustration de la liaison entre le local et l’international.
Quels seront les thèmes de la campagne ?
La révolution démocratique, la révolution sociale et la révolution écologique : notre argumentation va s’appuyer sur ces trois axes. Nous allons réclamer l’interdiction des licenciements dans les entreprises faisant des profits, le passage au scrutin proportionnel, un changement de constitution, un moratoire sur les OGM et le nouveau réacteur nucléaire, une opposition ferme aux exigences de l’OMC et la régularisation des sans-papiers. C’est suffisamment clair pour que tout le monde le comprenne. C’est pour cela que je parle d’insurrection dans les urnes. Je reste un non-violent.
Vous allez pouvoir expliquer tout cela ?
Oui, parce que la loi nous garantit maintenant le droit à la parole dans les médias, et cela devrait modifier les rapports de force. Il faudra compter avec nous et nous répondre autrement que par des généralités.
Et après la présidentielle ?
Nous avons commencé la mise en place de nos candidats pour les législatives, et je vous garantis quelques surprises de cette gauche alternative à la fois rebelle et rassembleuse.
Publié le jeudi 22 mars 2007
21 mars 2007
Chômeurs. Qu'attendez-vous pour disparaître ?
Du maïs pour les poulets
Plusieurs_tonnes_de_maïs_transgénique
Maïs toxique ?
Forts_soupçons_de_toxicité_sur_un_maïs_OGM

