Romans soutient José Bové

Le blog du collectif de soutien à la candidature de José Bové pour la présidentielle de 2007

18 février 2007

Notre pain quotidien

                  Our daily bread - Nikolaus Geyrhalter                            

 

Chef d’œuvre bauhaus anti-économique


            L’horreur économique agroalimentaire. Pendant deux ans, Nikolaus Geyrhalter place sa caméra dans les plus grands groupes européens agricoles et filme sans commentaire employés, lieux et processus de productions. La réalité se mue en science fiction pour une inquiétante colonie pénitentiaire. Que reste t-il de l’industrie lorsqu’on la prive de discours, lorsqu’on la montre telle qu’en elle-même ? Un cauchemar à l’intrigante beauté formelle d’où l’humain disparaît peu à peu. Our daily bread dérange, inquiète et fascine. Un film d’horreur d’utilité publique.
            

Un homme nettoie un rang de carcasses, la tête vers le bas comme les cochons saignés qui l’entourent. L’image lisse, équilibrée, cadre un banal aller et retour d’un employé dans sa tâche quotidienne. Sauf qu’en contraste à l’aller, le travelling arrière semble presque interminable, le tout dans un étrange bruit de fond.

Comme si dans son geste banal, s’assurant de l’hygiène nécessaire à l’industrie qui l’emploie, l’homme effaçait toute trace de ce qui s’était produit au cours de la journée. Comme s’il effaçait là quelque chose qu’il ne fallait pas voir, et que s’attèle à nous montrer Nikolaus Geyrhalter.

Le cinéaste autrichien est documentariste : il montre ce que l’on ne voit pas, donne à entendre ce qui ne s’entend pas. Ou comment l’industrie alimentaire, par souci de productivité hygiéniste, s’est depuis trente ans éloignée d’une réalité humaine pour entrer dans le monde de la science-fiction. Un monde assujetti à une logique et se dotant des outils nécessaires (techniques, infrastructures, mains d’œuvres) pour que les chiffres se plient aux exigences de rendement, d’hygiène et de sécurité.

Minimalisme de mise en scène contre gigantisme économique.

L’espace est immense, la science dévore la nature. Abattoirs métallisés, serres transparentes, champs démesurés, carrières abyssales. Il faut parfois deviner le sens des lieux, tant le gigantisme s’oppose ici à la réalité humaine de l’œil qui regarde. L’ingénierie technique s’accorde à la démesure de l’espace : des chariots sans chauffeur amènent des tomates dans un silence d’hôpital, des armées de moissonneuses batteuses parcourent les champs en colonnes, des tracteurs munis d’immenses pinces secouent dans un tremblement hystérique les troncs d’oliviers.

Le mouvement déborde la stupeur. D’un dispositif binaire oscillant entre le plan fixe et le travelling, le cinéaste se contente de suivre ou d’enregistrer les manœuvres. La mise en scène se réduit donc au choix des décors, de la lumière, au placement de la caméra surtout. Cela paraît mince ? Le résultat est inouï. Un formalisme aussi froid et aride que le processus filmé. Une esthétique industrielle où les lignes sont droites, parallèles, perpendiculaires. Un film de front, alliant minimalisme et sens du gigantesque - le grand Andréas Gursky a enfin trouvé son double cinéaste.

La violence comme caresse.

Le mouvement s’attache à la machine. Un défilé de chaînes, de tuyaux, d’outils, de tapis roulants surtout pour une affaire qui roule. Une mécanique rappelant de manière incongrue Les temps Modernes de Chaplin, dont Our Daily Bread constituerait le double contemporain, alimentaire et tragique. Car il y a bien de l’inéluctable dans ce glissement continuel de produits, d’aliments, de bétail où l’homme docile et mollement résigné, à l’inverse d’un Charlot, semble en permanence prêter son concours.

L’exercice implacable de la routine.

Car bien qu’il s’agisse d’élevage, la violence et la mort sont toujours en bout de chaîne. Violence d’autant plus dérangeante qu’elle s’exerce par des femmes aux mains expertes, machinales. L’une poinçonne des poussins, l’autre coupe des pieds, une troisième affine son couteau avant d’aller dépecer des cochons. Un défilé ininterrompu de séquences implacables sur la place de l’humain dans l’univers industriel.

Implacable car mis à l’œil du montage. En intercalant chaque séquence d’un personnage au travail avec un instant de non-travail, le plus souvent la pause repas, Nikolaus Geyrhalter opère le passage d’une non-vie à un début d’humanité. L’humanité par le regard, la parole, le rire parfois, quelques secondes seulement d’un film où priment la non-vie, le silence, l’indifférence qui règnent sur le lieu de travail. Comme si chaque employé n’avait pas conscience d’être l’instrument d’une gigantesque déshumanisation. Comme si tout allait de soi.

Colonie pénitentiaire.

L’homme adapté au rôle qu’on lui assigne. L’homme opérant, maillon remplaçable à tout moment d’une chaîne dont il ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants. L’homme pièce d’une machine qu’il emporte et finit par intégrer à son propre fonctionnement. Une fois leur travail accompli, les bouchers circulent dans les couloirs comme des bêtes qu’on mènerait à la louche.

Ce taylorisme moderne se double parfois de superbes moments de cinéma. Un couple s’avance le long d’un couloir où les poules mangent, pondent et défèquent sur deux niveaux. L’un à portée de main, l’autre plus haut d’un étage, pour lequel l’aide d’un chariot est nécessaire. Une structure visuelle décalquée plus tard dans la mise en scène d’un bus de l’usine. Et les hommes de figurer les poules, parqués sous les filets à bagages du niveau supérieur.

Le visuel enfonce des pointes. Instruments passifs d’une machine industrielle qu’on imagine pouvoir fonctionner sans eux, les hommes trient, récoltent, emballent et découpent. Ils donnent surtout la mort de l’exacte même manière qu’ils donnent la vie, rompus à leur routine. Une sorte d’immense et paisible colonie pénitentiaire où jamais une voix, un son ne semble plus haut qu’un autre.

Un chef de travaux habillé d’une veste kaki contrôle aux jumelles ses employés dans les champs. Entre eux, des chuchotements, des onomatopées, des bouts de phrases jamais traduits, tandis que la bande sonore continue son déballage de sons étouffés dans une lente symphonie d’infrabasses, d’engrenages mis en sourdine tout simplement comme les hommes.

Plus vite, moins cher, plus dur, plus beau.

Nikolaus Geyrhalter fait ainsi contraster la violence du fond et la presque douceur de surface, visuelle et sonore, pour un effet bien sûr décuplé. Car Our Daily Bread est au plus radical dans ses extrêmes : la naissance d’un veau par césarienne bovine, la mise à mort en chaîne des bœufs via l’échafaud, le viol comme norme de fécondation.

Pas de répit pour les braves. Nikolaus Geyrhalter ira jusqu’au bout, aux plus vaillants de suivre. Des lumières, des couleurs, des formes, des espaces. Passer des champs ouverts à une carrière monumentale, tombe étroite aux parois blanches sur un fond noir d’apocalypse, où des hommes grattent la terre et récoltent encore, raclent jusqu’aux tréfonds.

Le manque d’air au sous-sol vous pèse ? Vous prendrez bien un doigt d’aquaculture intensive. L’air, la terre puis l’eau. Les cycles se suivent et se ressemblent, avec au bout vous savez bien. Ironique pied de mise en scène, les poissons, eux, à la différence des porcs, finiront allongés au lieu d’être pendus.

La mort aux trousses des dents de la terre de King Vidor !

Ironie bien plus douce, les références au cinéma se glissent - alléluia - tout au long du cauchemar comme d’étranges bulles d’oxygène. Lorsque les dents non de la mer mais de métal fauchent les tournesols brûlés après récolte. Lorsqu’un avion déversant ses pesticides opère dans le ciel un virage identique à celui de La mort aux trousses. Lorsque des nettoyeurs aux blanches combinaisons désinfectent les serres sous de faux airs de Ghosbusters.

Le titre même du film rappelle son homonyme de 1934 dans lequel, par le biais de la fiction, le maître King Vidor mêlait art et idéologie. Las, à l’optimisme de Vidor succède l’horreur de Geyrhalter, les dents de la terre comme seule issue au triste couple collectivisme/capitalisme.

Le rire face à l’éclat.

De cette surenchère épuisante, le rire tient lieu d’ultime soupape. Un rire de film d’horreur, mis à distance pour ne pas être noyé. Deux ouvriers descendent au fond d’une carrière et laissent au film quelques secondes de burlesque. Car seul le rire peut à ce stade permettre de supporter les images qui vont suivre - le massacre des salles d’abattoirs, les sacs de chair ouverts.

Nikolaus Geyrhalter raccorde un savoir-faire narratif et formel d’une fluidité ahurissante pour mieux décalquer le discours scientiste à l’œuvre dans l’industrie alimentaire. La plastique parfaite du film imite ainsi l’arsenal idéologique, économique et législatif avec laquelle cette industrie se pavane à travers le globe.

Rêve capitaliste vs. cauchemar écologique, social, humain.

Face au seul critère exigé - produire plus vite et moins cher, que produirait un film semblable à chaque secteur d’activité industriel ? Quelle place laisser au spectateur, si ce n’est celle de la stupeur ?

L’industrie filmée par Geyrhalter, autre Cauchemar de Darwin, mais bien plus dur, n’appelant aucune polémique, révèle en silence une industrie fière jusqu’à la fissure de sa technicité, de son discours hygiéniste, de ses chiffres en queue de paon.

L’excédent agroalimentaire français représentait 8.7 milliards d’euros en 2004. Hors coût social, hors coût humain, hors coût écologique. Our Daily Bread suggère bien en hors-champ cette infernale triade ignorée des puissants. Eprouvant dans sa beauté, plastiquement parfait, le film de Nikolaus Geyrhalter ne se contente donc pas d’être un petit chef d’œuvre bauhaus. Plongé dans le réel, il devient acte politique, militant, et donc en cela d’autant plus que jamais nécessaire.

               

Stéphane Mas

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OGM: Un décret en guise de démocratie…

Bonjour,

Comme vous le savez le gouvernement a renoncé à soumettre à  l’assemblée nationale la loi OGM visant à transposer la directive  2001-18. C’est en effet difficile de se lancer à quelques semaines  des élections dans un combat aussi impopulaire dans l’opinion  publique (86% des français hostiles aux OGM).

Mais ce qu’il ne veut pas soumettre au débat public, le gouvernement  se prépare à l’imposer dans les prochains jours par décret, pour  répondre en partie aux injonctions de la commission européenne.

Le contenu de ces décrets n’est pas encore connu dans le détail, mais  ils seront encore plus laxistes et favorables aux OGM que la loi  votée par le Sénat en mars : irresponsabilité civile et financière  totale des semenciers en cas de dissémination, et info minimale des  populations)

Les transgéniculteurs, (qui en veulent toujours plus !) ont commencé  une campagne de lobbying pour que la localisation des parcelles  cultivées ne soit pas inscrite sur le registre (cf courrier de  Monsanto).

IL est donc urgent de réagir, à la fois pour dénoncer ce passage en  force, et pour contrer l’offensive de Monsanto.

Deux actions complémentaires peuvent être utilisées, le plus vite  possible :

  • faire connaître le plus largement possible et notamment auprès de la  presse, le projet du gouvernement qui vise à priver le Parlement du  débat sur les OGM ( et permet ainsi d’éviter aux candidats aux  législatives d’avoir à se prononcer)
  • faire part aux destinataires de l’action de lobby de Monsanto votre  point de vue.

Vous trouverez sur notre forum le courriel de Monsanto à ses affidés  (Monsanto, de vous à moi, LETTRE D’INFORMATIONS MONSANTO - FEVRIER  2007 - N° 13),

http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php ?t=3184

et ci-dessous un modèle de lettre à personnaliser et à faire parvenir  aux destinataires de Monsanto (liste ci-dessous).

Dominique Plancke les Faucheurs Volontaires

Alain Uguen Association Cyber @cteurs

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des BADGES pour TOUS

des BADGES pour TOUS : Finançons notre campagne

                             

 

 

                                 

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Ce que nous voulons : GAGNER

TOUS  les comités locaux pour financer leurs tracts, affiches, réservation de salle (si payante) et bien entendu notre meeting peuvent et donc doivent (sourires) vendre les badges.

ENSEMBLE nous pouvons y arriver.

pour mémoire
-  achat par le CUAL = 1.00 €
-  vente aux militants et citoyen(ne)s = 2.00 €

pour les réserver : contact BADGE

Ce que nous voulons : GAGNER TOUS ENSEMBLE

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Banlieues et Immigration avec José Bové

APPEL/PETITION

Pour un Collectif « Banlieues et Immigration avec José Bové »

            

Publié le 6 février, modifié le 9 février par JLuc

      

Ces dernières années, les cités populaires et leurs habitant-e-s se sont systématiquement retrouvé-e-s en première ligne de l’actualité. Confrontés aux racismes anti-noirs anti-arabes, anti-musulmans, victimes de discriminations dans l’accès aux droits fondamentaux (emploi, logement, services publics, éducation, etc.), objet d’une stigmatisation permanente, de violences policières et d’un traitement sécuritaire d’exception justifié par des lois de plus en plus répressives, les habitant-e-s des quartiers revendiquent leur droit à la dignité et la reconnaissance de leur appartenance à cette société.

Nous refusons, d’être pointés du doigt, accusés de tous les maux parce que pauvres, sans abris, squatters, chômeurs, bénéficiaires du RMI, jeunes, étrangers, immigrés… Nous refusons d’être les objets d’une stigmatisation effrénée sous couvert des justes combats, que nous partageons, en faveur du droit des femmes, du droit pour tous de vivre dans la sûreté, du respect des valeurs républicaines et de la laïcité.

Nous refusons de subir la condition d’alibi, de bouc émissaire et, partant, de victime d’une violence policière d’exception et de servir de justification à la mise en place d’un nouvel ordre liberticide pour toutes et tous.

Nous refusons que lors des prochaines élections, nos quartiers populaires deviennent le terrain de manoeuvres populistes et dangereuses. Nous refusons d’être pris en otage dans des stratégies électoralistes, partisanes et peu soucieuses du bien commun.

Il y a urgence !

STOP à la récupération démagogique du thème des banlieues,

STOP à l’utilisation des minorités comme bouc émissaire,

STOP à l’instrumentalisation de l’immigration à des fins électoralistes,

STOP à cette morale paternaliste censée éduquer les racailles « kärcherisables » que nous serions, qui se cache derrières les valeurs de la république.

STOP à ceux qui attisent la logique de violence et font de la peur leur fonds de commerce

Nous sommes des femmes, des hommes, des étudiant-e-s, des travailleurs, des chômeurs,des retraités, des sans papiers, et/ou des militant-e-s associatifs issu-e-s de la formidable diversité ethnique, culturelle, générationnelle et confessionnelle présente dans nos banlieues.

Cette richesse humaine est notre patrimoine commun et fort de cette diversité nous refusons la domination d’une soit disant “élite” autodésignée qui se montre sourde aux aspirations populaires. C’est pourquoi nous voulons parler de notre propre voix et mener à notre façon notre combat légitime pour le respect des droits fondamentaux.

Il est donc important à nos yeux d’alerter les citoyens pour soutenir les exigences politiques suivantes dans le cadre des élections présidentielles, législatives et locales à venir :

- Lutte contre l’apartheid urbain dont sont victimes nos quartiers, le racisme, la xénophobie, le négationnisme historique et culturel, la discrimination et les différentes expressions du racisme, dont l’islamophobie et la négrophobie croissantes, subies par celles et ceux qui y vivent.

- Abolition de la « préférence nationale » qui existe encore dans l’accès au logement, à l’emploi, à la fonction publique ou aux droits civiques,

- Sanctions fortes contre les violences policières qui s’abattent aveuglement et injustement sur nos cités.

- Amnistie pour les révoltés d’octobre novembre 2005

- Abrogation des lois répressives (stigmatisation des populations, atteintes aux libertés individuelles et collectives, aggravation pénale, augmentation exorbitante des pouvoirs de la police dite de proximité au travers d’institutions telles que la Brigade Anti-Criminalité, la loi du 3 avril 1955 n°55-385 instituant l’état d’urgence).

- Abrogation des lois CESEDA, Pasqua, Debré, Chevènement, Méhaignerie, Guigou et leurs remplacements par une loi garantissant le droit du sol et les droits des étrangers.

- Dépénalisation du séjour irrégulier, fermeture des centres de rétention et abolition des restrictions imposées au regroupement

- Régularisation immédiate des sans-papiers avec une carte de séjour de dix ans.

- Extension des droits civils et politiques déjà accordés aux citoyens européens pour les élections locales et européennes à tous les résidents extracommunautaires.

- Ouverture des emplois ouverts aux résidents communautaires à tous les résidents étrangers.

- Suppression de la double peine

- Ratification de la Convention des Nations Unies sur la protection des travailleurs migrants et des membres de leur famille.
Tous les résidents, nationaux comme étrangers, bénéficieront des mêmes droits sociaux et politiques.

Engagement pour une solidarité juste et égalitaire avec les départements et territoires d’outre-mer, respectant leurs droits d’autogestions, de coopérations internationales et d’autodéterminations

- Engagement pour une solidarité internationale qui refuse le pillage des richesses du tiers-monde, les échanges économiques inéquitables, la logique du choc des civilisations et toutes les formes d’impérialisme (recolonisation US du Proche-Orient, occupation de la Palestine, Françafrique…).

A l’élection présidentielle de 2007, la candidature de José Bové peut porter ces exigences.

Pourquoi ?

Parce que ce n’est pas une candidature d’appareil

Parce que José Bové est depuis longtemps présent et solidaire dans les luttes antiracistes, altermondialistes et écologistes.

Parce que cette candidature est une synthèse prometteuse au sein de la gauche entre progrès social et lutte contre le racisme et les discriminations.

C’est pourquoi nous proposons la création d’un collectif « Banlieues et Immigration avec José Bové » dont l’ambition est de mettre en synergie tout-e-s celles et ceux, associations, groupes ou individus qui se reconnaissent dans ces objectifs et veulent faire reconnaître le poids politique de leur engagement et de leurs convictions durant la campagne de José Bové et dans la dynamique populaire qui doit être la sienne.

Nous appelons donc toutes celles et tous ceux sensibles à cette dynamique de rejoindre le collectif « Banlieues et Immigration avec José Bové » afin que nous nous battions ensemble pour des progrès concrets des conditions de vie des habitant-es des cités.

Premiers signataires :

Julien Akif (JCR / Collectif Jeunes 95, Sarcelles), Corinne Angelini (Maire adjointe, Saint-Denis), Yassine Ayari (Veto ! Garges), Karim Azouz (Collectif des Musulmans de France), Hocine Bardi, Tarek Ben Hiba (Conseiller régional IDF), Hamida Ben Sadia, Amine Benmansour, Alain Bertho, Youssef Boussoumah (membre du MIR), Abdelaziz Chambi (Divers-cité), .Adrian Cossic (militant associatif), Christine Delphy (membre du MIR) , Norredine Iznasni (militant associatif, Nanterre), Sadri Khiari (membre du MIR), Adjera Lakehal-Brafman (militante associative, Saint-Denis), M’Baireh Lisette (membre du Mouvement des Indigènes de la République), Mehdi Meftah (membre du MIR ), Julien Lusson, Yamin Makri, Fernanda Marrucchelli, Nasr-eddine Mehadji (CMF, Bagneux), Madjid Messaoudène (militant associatif), Abdel Ghani Moussalli (Nantes), Ramzi Oueslati (Militant associatif Val de Marne), Eros Sana (Veto, ! Zones d’Ecologie Populaire), Omeyya Seddick, Mourad Slimani (Union d’Associations pour la Diversité et l’Egalité), Liman Wajdi (Veto ! Garges-Sarcelles)…


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Les communes à visiter

- communes anti-OGM : St Thomas en Royans, St Laurent en Royans, St Michel, Romans ;

- communes repérées 2002 : Peyrus, St Martin en Vercors.

Bon courage à nous tous !

Amicalement, Claudine.

Posté par collectifromans à 09:48 - VIE DU COMITÉ - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le droit du Travail et le Code du Travail

  1. Définition : Le droit du travail est l'ensemble des règles qui régissent les relations entre les employeurs et les travailleurs. Il est une branche du droit privé. Ces règles sont issues de diverses sources, à la fois légales et jurisprudentielles. En France, les principales sont le Code du travail, la jurisprudence de la chambre sociale de la Cour de cassation et des conventions collectives.

Le lien de subordination du salarié vis – à – vis de son employeur

  1. Les attaques contre le droit du travail :

A) par le gouvernement français : « recodification » du Code du Travail, menée depuis 2 ans par le Directeur Général du travail, M. COMBREXELLE, et que le Ministre du Travail, Gérard LARCHER, veut faire passer en Mars 2007 par voie d’ ordonnance selon la procédure des ordonnances de DE VLLEPIN du 4 Août 2005. Rappel : le Code du travail régit la vie professionnelle de 16 millions de salariés en France.

B) par la Commission européenne : dans son livre vert sur la modernisation du droit du travail, sous le prétexte d’ assurer la flexicurité des travailleurs, la Commission entend :

  • Faire modifier les législations nationales et les conventions collectives pour favoriser le passage des CDI vers des CDD ou des contrats de mission plus précaires

  • Accroître la productivité des entreprises sans réfléchir à la responsabilité des chefs d’ entreprise et des actionnaires dans les décisions de la gestion de ces entreprises

  • Remplacer la législation sur la protection de l’ emploi par la prise en charge par les Etats de la perte de revenu des chômeurs

  • Modifier la définition du mot « travailleur » dans le droit communautaire et généraliser celle de travailleur indépendant, surtout dans les déplacements dans l’ UE

  • Séparer les contrats de travail des conditions de travail

  • Favoriser le travail précaire par les agences de travail intérimaire

  • Modifier l’ aménagement du temps de travail pour plus de flexibilité des travailleurs

  1. Les propositions d’ ATTAC à travers son Manifeste : défendre le droit du travail à travers les mesures suivantes :

    • Mesure 41 : élargir la représentation syndicale des travailleurs :

+ renforcement de la représentation des salariés dans les instances de décision au sein des entreprises

+ élargissement du rôle des organisations représentatives des salariés et des usagers de l’ entreprise

+  droit de veto des salariés et de leurs représentants sur les décisions qui les concernent directement en particulier pour les licenciements et les délocalisations.

    • Mesure 79 : sur les salaires

+ répartition équitable des revenus dans l’ entreprise

+ limitation des écarts de salaire entre les hommes et les femmes  pour un travail équivalent

+ reconnaissance et revalorisation des métiers féminins par la révision des conventions collectives

    • Mesure 80 sur les salaires féminins : augmentation de salaire pour les femmes à titre de réparation des discriminations subies, à déterminer sur la base des inégalités salariales.

    • Mesure 81 sur la garantie du revenu selon 2 types d’ options à discuter :

+ revenu garanti en cas de chômage dans le cadre d’ une politique de plein emploi

+ revenu garanti pour assurer l’ autonomie de chacun même s’ il n’ existe pas de plein emploi

    • Mesure 83 sur le temps partiel

+ interdiction de toute embauche à temps partiel

+ interdiction de toute transformation d’ un temps complet en temps partiel à l’ initiative de l’ employeur et contre le vœu du salarié ou de la salariée

    • Mesure 84 sur le salaire minimum européen calculé en pourcentage du PIB

    • Mesure 85 sur la reconnaissance du droit de grève européen et interdiction du lock – out

    • Mesure 86 sur le Comité d’ entreprise européen :

+ renégociation de la directive sur les comités d’ entreprise européens en leur donnant plus de pouvoir

+ présence obligatoire des représentants des salariés dans les Comités d’ administrations des grands groupes européens

    • Mesure 87 sur la responsabilité dans la sous-traitance :

« Instauration, au niveau européen, de la notion d’  « unité économique et sociale » pour rendre les entreprises donneuses d’ ordres responsables des salariés de leurs entreprises sous – traitantes, et pour garantir à tous les mêmes droits. »

    • Mesure 88 sur la renégociation de directive et de règlement de l’ UE :

+ renégociation de la directive européenne 96/71/CE sur le droit du travail

+ renégociation du règlement européen 1408/71 sur la coordination des régimes de sécurité sociale

    • Mesure immédiatement applicable n° 7 :

« Mesures visant à rendre illégaux les accords dérogatoires au Code du travail pour revenir au principe, dit « de faveur », selon lequel tout accord d’ entreprise doit être plus favorable aux salariés que l’ accord de branche, ce dernier devant lui – même leur plus favorable que la loi. »

4) Propositions des comités anti-libéraux : ce que nous voulons : 1 à 29

1. SMIC porté à 1500 euros brut puis 1500 euros nets

2. Les minimas sociaux seront immédiatement augmentés de 300 euros et seront indexés sur le SMIC ; ils deviendront des droits individuels

3. suppression de la dégressivité de l’ indemnisation du chômage

4. indexation des salaires sur les prix

5. Conférence nationale tripartite sur les salaires ; revalorisation générale de 300 euros et rattrapage spécifique pour les femmes à titre de compensation pour les discriminations subies. Idem dans la fonction publique. Réduction de l’ échelle des salaires.

6. création d’ une allocation pour les jeunes en formation ou à la recherche d’ un premier emploi (10 milliards d’ euros)

7. Droit de tous à un service bancaire gratuit ; création d’ un pôle financier public.

8. interdiction des stock – options.

9. Le CDI à temps complet doit devenir la règle ; interdiction du temps partiel et des contrats précaires. Transformation des temps partiels et temps complet et droit d’ intervention des élus du personnel contre le temps partiel imposé.

10. Emplois statutaires dans la Fonction publique et résorbsion de l’ emploi précaire. Aucune embauche sous le SMIC.

11.abrogation conjointe du CNE, du CDE, de la lois sur « les services de proximité » et de la loi sur « l’ égalité des chances »

12. Sous-traitance : responsabilité étendue au donneur d’ ordre. Interdiction de la sous-traitance sans justifications techniques

13. statut des stagiaires

14. nouveau statut du salariat : salaire et droits associés

+ financement mutualisé à la charge des employeurs

+ gestion sous le contrôle des partenaires sociaux et des associations de chômeurs

+ revalorisation du RMI, droits à la formation, à la protection sociale, à  la retraite

+réglementation des procédures de licenciements et des délocalisations

+ droits d’ intervention et droit d’ alerte des salariés étendus

15. interdiction des licenciement en cas de profits boursiers ; contrôle du licenciement pour motif économique

16. droit de veto suspensif des délégués du personnel sur les licenciements et les délocalisations.

17. suspension du licenciement en cas de contestation devant le juge.

18. toute personne doit pouvoir bénéficier d’ un service public pour l’ emploi (monopole du placement)

18bis. Développement de la formation professionnelle (à développer)

  1. contre le projet de directive européenne sur le temps de travail et pour la réduction européenne du temps de travail.

20. nouvelle loi sur la réduction du temps de travail ; remise en cause de l’ annualisation du temps de travail et des heures supplémentaires.

Améliorer le droit du travail :

21. réaffirmation du principe que l’ accord d’ entreprise doit être plus favorable au salarié que l’ accord de branche et que l’ accord de branche doit être plus favorable que la loi. 

22. représentation du personnel crée sur une base géographique et de branches pour les entreprises qui n’ en disposent pas.

23. validation des accords collectifs par la signature d’ organisations syndicales représentant une majorité de salariés.

24. renforcement en effectifs et moyens de l’ inspection du travail.

25. Abrogation des textes qui démantèlent la protection sociale : lois FILLON, décrets BALLADUR - VEIL , loi DOUSTE - BLAZY

26. prise en charge à 100% des soins de santé

27. Pas de retraite en – dessous du SMIC ; droit à la retraite à taux plein à partir de 60 ans sur la base de 37,5 annuités et prise en compte des 10 meilleures années.

28. remise en question des exonérations patronale (22 milliards d’ euros) et augmentation de ces prélèvements.

29. rétablissement des administrateurs salariés de la Sécurité Sociale

Propositions annexes :

114. + demander un moratoire sur l’ AGCS

        + s’ opposer à toute tentative de libéralisation et de régression sociales , type Bolkestein

        + refuser la perspective d’ une zone de libre – échange Euro-atlantique mis en perspective par le PET (=Partenariat Economique Transatlantique)

117. + établir la traçabilité des transactions financières

        + établir la transparence des mouvements de fonds et des patrimoines

        + favoriser un espace judiciaire européen doté d’ un pôle financier ayant accès au secret bancaire       

        + proposer d’ instaurer une hiérarchie des normes du droit international en donnant la prééminence aux normes et exigences sociales.

123. taxe professionnelle assise sur les actifs matériels et  financiers ou sur l’ excédent brut d’ exploitation et les excédents financiers des entreprises. Augmentation de l’ impôt sur les sociétés.

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